Pétition pour le maintien des espaces agricoles et naturels

Terres agricoles, jardins partagés, espaces naturels,
Pas de villes sans paysans ! 
Pas de villes sans espaces naturels !


(La version pdf de ce fichier est disponible sur le groupes de discussion uc13-alimentation@googlegroups.com )
 
La Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole et  la Ville de Marseille  révisent actuellement
leurs  documents  d’urbanisme,  SCOT  et  PLU.  Alliance  Provence,  le  réseau  des  AMAP,  et  des
associations  présentes  sur  le  territoire  de  l’agglomération  marseillaise  défendent  un  projet
d’aménagement urbain  favorable au maintien et au développement d’espaces agricoles et naturels,
de jardins et parcs.
 
 
Depuis 1847 et  l’arrivée du Canal de Marseille,  l’agriculture marseillaise s’est  fortement développée :
le maraîchage à Marseille a démarré son essor grâce aux rigoles d’irrigation gravitaire qui partent du
canal et descendent vers  la ville, permettant  l’apparition de nouvelles cultures et d’un autre  type de
végétation. Ainsi,  depuis  150  ans,  à Mazargues, Bonneveine,  Sainte Anne, mais  aussi  à Château-
Gombert,  à  la  Rose,  aux  Caillols  et  à  St  Jean  du  Désert,  s’est  développée  une  agriculture  de
proximité, une agriculture de liens entre paysans et citadins.
 
Cette agriculture disparaît ! Depuis 1980, plus de 2 700 hectares de Surface Agricole Utile ont disparu
au  profit  de  l’étalement  urbain  (il  n'en  restait  plus  que  1 300  ha  en  l'an  2000),  et  le  territoire  de  la
Communauté  urbaine  Marseille  Provence  Métropole  (MPM)  ne  compte  plus  que  150  agriculteurs
(alors qu’ils étaient plus de 1300 en 1980). 
 
La  reconquête de nouveaux espaces notamment de  friches agricoles, ou  tout simplement de
terrains laissés à l’abandon dans Marseille intra-muros, soit environ 3 000 hectares permettrait
de nourrir chaque semaine en légumes locaux et de saison l'équivalent de 70 000 Marseillais et
de créer 1000 emplois salariés !
 
Le  processus  d’étalement  urbain,  gourmand  en  espace  naturel,  en  jardins  familiaux  et  en  terres
agricoles fertiles semble ne pas être remis en cause. Ainsi, à titre d’exemple, un habitat pavillonnaire
occupe  14  fois  plus  d’espace  que  les  habitats  collectifs !  Marseille  et  son  agglomération  sont
l’objet d’un bétonnage sans limites !
 
Les  zones  cultivées  participent  à  la  prévention  des  risques  d’incendie,  des  risques  d’inondation  en
constituant des bassins d’expansion des crues, ou encore contre l’érosion en pratiquant la culture en
terrasses. Elles offrent un véritable poumon vert de proximité aux habitants. 
 
A l’heure où de plus en plus de citoyens souhaitent accéder à des produits locaux et de saisons
1
, sans
pesticides de synthèse, ainsi que vivre leur Ville comme un espace vivant et naturel, il est nécessaire
de préserver et reconquérir de nouvelles terres agricoles et de nouveaux espaces verts !  
 
L’élaboration  actuelle  du  Schéma  de  Cohérence  Territoriale  nous  situe  à  un  carrefour :  doit-on
poursuivre  l’étalement  urbain  sous  prétexte  du  développement  économique  qui  ne  pourrait  qu’être
indiscutablement mangeur d’espaces, ou doit-on penser ce développement économique par et avec le
maintien d’activités agricoles pérennes et d’espaces naturels partagés ? 
 
De nombreuses terres fertiles à Chateauneuf les Martigues (400 ha), à Ceyreste, à Allauch et le long
de  l’Huveaune  risquent encore d’être  rayées de  la carte.   De même,  les derniers espaces agricoles
restant à Marseille (Capelette, Sainte Marthe, les Olives, les Caillols) sont classés constructibles mais
accueillent encore une activité agricole.
 
Nous, citoyens, paysans, jardiniers, consomm’acteurs, naturalistes, revendiquons :
-  le maintien de la totalité de la surface des terres et espaces agricoles et forestiers actuels ;
-  la maîtrise  d’une  urbanisation  qui  tienne  compte  des  équilibres  entre  espaces  agricoles  et
urbains ;
-  le reclassement en zone naturelle ou agricole sur les documents d’urbanisme ;
-  la  reconquête  de  nouveaux  espaces  naturels  et  agricoles,  pour  la  création  de  nouveaux
jardins  partagés,  l’installation  de  paysans  en  agriculture  biologique  et  de  proximité,  le
développement d’espaces naturels !
 
Nous demandons aux élus de  l’agglomération marseillaise que  les citoyens, consommateurs
et  associations,  puissent  participer  à  l’élaboration  des  stratégies  pour  l’aménagement  des
territoires de l’agglomération marseillaise de demain, pour la construction d’une ville durable.
                                           
1
   Actuellement, 2 % de la population marseillaise achète régulièrement des paniers de légumes produits localement et
sans pesticides de synthèse et l’offre ne répond que très partiellement à la demande ! Premiers  signataires :  ALLIANCE  PROVENCE  réseau  régional  des  AMAP,  Arc  Environnement,  Arènes,
ATTAC Marseille, BABALEX, En-Visages et Equitable Café, Filière Paysanne, Greenpeace Marseille,  Initiatives
Europe Conseil, les Paniers Marseillais, Association Renaissance du bois sacre des enfants et de l'étoile, L’Age
de Faire, …
 
Par  la présente,  je déclare être  favorable au maintien et au développement des espaces cultivés et
naturels sur le territoire de la Communauté d’Agglomération de Marseille et j'apporte mon soutien aux
propositions portées par les Associations signataires.
 
Nom                           Prénom                     Ville                        E-mail                         Signature
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
 
 
      
 
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